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Victime de la porn
12 juillet, 2012 - 15:03

Victime de la porn : le luv, c’est plus fort que le temps

En vérité, je vous le dis: mes fuck-friends, je les préfère sans vie.

Bon, dit comme ça, ça sonne beaucoup trop nécrophile. Ce que je veux dire, c’est que j’aime quand mes fuck-friends n’ont pas trop de vie. Dans le sens qu’elles sont dispos et qu’on peut se voir sans trop de préavis.

Le sexe, ça se place mal dans une case horaire. Tu ne marques jamais dans ton agenda «Enculade jeudi de 10h à minuit.» En tout cas, si c’est ton cas, j’envie ta vie.

Malheureusement, je pense qu’en ce moment, rien n’est plus cool que d’être occupé. Les gens cool sont bookés mur à mur trois semaines d’avance. Même pour mes meilleurs amis, j’ai besoin de prendre rendez-vous trois jours avant pour papoter un peu.

Ça m’éneeeeeerve! Mais bon, je comprends. Le couple, la famille, le boulot, bla bla bla…

Sauf que quand il est question de cul et de scrotum qui tape, je suis sincèrement désolé, mais ça prend un minimum de synchronisme. Je n’ai aucune idée de ce qu’aura l’air ma libido dans trois jours.

Tout ce que je sais, c’est que LÀ, j’ai envie de te fourrer.

Au moins, la porn, elle est toujours là. Bien prête, à quatre pattes sur le bureau. À moins de trop te fier au streaming et que le web t’abandonne lâchement, tu peux toujours compter sur la porn.

Et en survolant rapidement mon historique de couchette, je me rends compte que le meilleur sexe que j’ai eu, c’était avec des gens disponibles. Comme quoi le sexe est souvent meilleur quand l’autre est présent.

On sous-estime la valeur d’un lover dispo.

C’est beau d’être occupé, mais un moment donné, ça devient une question de priorités. Si t’as pas d’exceptions pour le luv, je deviens particulièrement drama queen.

Fuck-friend: « Je suis fatiguée. On se reprend? »

C’est ça ta raison? Pourquoi ne pas prendre mon scrotum, me l’arracher, et le garrocher par la fenêtre, hein?

«Prends pas ça comme ça, bébé.»

Nonon, va chier. Je vais aller m’acheter une ostie de Fleshlight.

«Booon… Viens don’, d’abord.»

Ben ouais, du pity sex de marde. Je ne veux pas avoir la vie sexuelle de l’autre Belle-Sœur dans la pièce de Michel Tremblay. Fuck off.

Zéro maturité avec ce genre de truc.

Anyway, quand t’arrives juste à avoir du sexe en guiltant l’autre, c’est pas mal le cue pour arrêter tout ça. Les trucs qui en valent la peine, tu leur fais de la place dans ton horaire.

Calvaire, j’ai l’impression de ramener le «He’s just not that into you.» (À peine deux-trois pouces.)

Quand le cul commence à se faire shifter par des trucs futiles comme le sommeil, c’est que quelque chose est mort.

Ma définition de la femme parfaite, de The One, ça a toujours été quelque chose comme «une chick bandante avec qui je peux jaser toute la nuit dans la pelouse un mardi où on a de la job le lendemain.»

Ce n’est pas que pour l’anecdote. Ça implique des trucs. Ça implique qu’être ensemble, c’est plus important que le reste.

Mais bon, c’est peut-être trop en demander à une fuck-friend. Après tout, une fuck-friend qui répond à tes attentes, ça ne reste jamais une fuck-friend longtemps.