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Arrêt de bus: un café-bistro veut rendre l’art plus accessible dans l’Est

Crédit photo : Marine Anaïs Haddadi
Arrêt de bus: un café-bistro veut rendre l’art plus accessible dans l’Est

Traiteur pour l’industrie audiovisuelle depuis 1998, l’Arrêt de bus a récemment élargi son offre en inaugurant son café-bistro à vocation artistique dans Hochelaga-Maisonneuve. Mais attention: on ne parle pas ici du Hochelag’ qui copine avec l’arrondissement Ville-Marie, mais plutôt de celui qui frôle dangereusement le bout de la rue Ste-Catherine. Oui, c’est un peu loin. Non, le quartier n’y est pas très joli. Mais comme a dit la cofondatrice du bistro In Vivo (dont l’Arrêt de bus a justement repris les anciens locaux) au Devoir: «C'est une rue difficile dans un quartier difficile. Mais en même temps, si on ne fait rien, rien ne va changer.» C’est la même motivation à revitaliser le quartier qui a convaincu l’entrepreneur Dominique Fournier d’établir son commerce à l’Est.

Au premier coup d’œil, on ne peut s’empêcher de penser que l’Arrêt de bus est l’intrus du quartier. C’est vrai qu’il a des airs sophistiqués avec son décor «Plateau-esque». Le patron nous explique que son but est de contribuer à rendre l’art plus accessible aux habitants du coin et de promouvoir ses artisans.

Alliant des textures métalliques à des matériaux bruts comme le béton ou le bois, le look industriel des lieux est atténué par une ribambelle de lampes clinquantes et des expos mensuelles, qui colorent l’espace. Des œuvres d’art permanentes, dont un arbre monumental en acier noir exécuté par Sébastien Brassard, se fondent dans le décor et contribuent à offrir une expérience différente en fonction de l’endroit où l’on choisit de s’asseoir. Finalement, des artistes de toutes les disciplines et de tous les calibres performent un soir par mois lors d'un souper-spectacle.


L'espace intime créé par la sculpture de Sébastien Brassard @ Marine Anaïs

En plus d’autres soirées thématiques hebdomadaires, l’Arrêt de bus propose une table d’hôte surnommée La gamelle les mercredis soirs: un entrée ou un potage, un plat principal, un dessert et un verre de vin y sont offerts pour la modique somme de 13,95$. Lors de notre passage, on a eu droit à une soupe de pois-chiches, lentilles et chorizo, et surtout à un cassoulet bien viandeux à la saucisse de canard à l’orange, au lard fumé et aux cuisses de pintade confite. Présenté dans sa casserole, ce plat hivernal était généreux et sa viande très goûteuse. 

Le menu régulier, lui, fait place aux populaires mini-burgers, aux paninis et à quelques plats aux influences internationales qui varient régulièrement. Côté alcools, on retrouve «Les Coquetails de Madame B», ainsi baptisés en l’honneur d’une dame du quartier, comme un Fresh Prince of Hochelag au gin, ginger ale et à la menthe. Pour leur part, les bières proviennent des microbrasseries La Barberie, Dieu du Ciel, Alchimiste et À l’abri de la tempête. Ici en photo, l'Écume des Îles de la Madeleine; une bière aux notes salines.

Au final, on retient surtout l'Arrêt de bus pour sa vocation artistique et sa mission d'enrichir le quartier Hochelaga-Maisonneuve. Mais également pour son excellent rapport qualité-prix et sa nourriture simple, qui déconstruit nos préconçus sur l'esthétique des lieux. Si l'on pouvait cependant donner un conseil au patron, c'est d'harmoniser la musique à l'espace. Les airs de bossa nova sont officiellement dépassés, et n'oublions pas que la musique, c'est aussi un art!

 

Arrêt de bus café-bistro | 4731, Ste-Catherine E. | Métro Viau
Exposition du mois: oeuvres de l'artiste-peintre Francis Koch
Vendredi 27 janvier: spectacle de danse contemporaine Hank Provisoirement, rebaptisée Buntline et Bill le boeuf, créé par Marie-Joëlle Hadd
Brunch dominical à volonté pour 13,95$
Possibilité de réserver l’espace
Commandes au traiteur pour des menus sur mesure