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22 décembre, 2011 - 9:09 Victime de la porn

Victime de la porn: Noël, la frigide

 

Le temps des fêtes arrive et gloire à ceux qui se seront trouvé une chicks (ou un stud) à temps! Je sais, vous allez encore me dire que je suis un romantique au coeur tendre, mais crime que le temps des fêtes est dull quand t'as personne à zigner.

A man's gotta do what a man's gotta do. (A vagina.)

Si tu n'as pas déjà trouvé ta petite nymphette de voyage, c'est le début d'une déplaisante période de jeûne. Il te faudra accumuler ta libido ou pire: t'autosatisfaire en douce dans un des mêmes spots qu'au temps où t'étais ado. (Pas vraiment un turn-on.)

Noël, c'est zéro sexe. Même les films de porn de Noël sont nuls. Tu peux faire un setup de fille faussement repentante «Oh, Santa, I've been a naughty girl this year», mais il se passe quoi après? Elle se fait bâtonner par un espèce de Ron Jeremy bedonnant et javellisé? Avec des lutins louches? Sans façon. 

La porn, c'est tout à l'opposé de ce qui est familial. Qui arrive à fourrer durant Ciné-cadeau? (Oui, c'est un défi.) C'est impossible (et un peu weird). Quoique l'île des plaisirs dans les 12 travaux d'Astérix...

À part ça, le temps des fêtes est le temps de l'année où les lits ne servent qu'à mal dormir et accumuler les manteaux de la visite. Le temps où les radios (et les $#@%$# de chorales!) nous rendent agressifs en loopant les 8 même tounes de Noël. Le temps où notre bonne humeur est en chute libre comme la température et les nuits sont tellement longues qu'on se croirait à Winnipeg (oh oh!)

En fait, tout le concept d'hiver est décevant côté sexe. Quelqu'un s'est planté quelque part en créant tout ça. On se ramasse à la fin de l'année complètement crevé et là, quand on nous offre enfin quelques jours fériés bien mérités, il faut aller gaspiller ça avec la famille! Bien loin de tes prospects, tes fuck-buddies et ta porn.

Ouin, ça sonne pas mal Grinch mon affaire.

C'est juste que moi, si j'avais participé au brainstorm, j'aurais fait en sorte qu'à mesure que les journées rapetissent et que les nuits s'allongent, tout le monde deviendrait de plus en plus horny. Ça fait plus de sens que la déprime saisonnière; les nuits rallongent pour nous donner le temps d'exprimer pleinement notre libido grandissante. Ça se conclurait au solstice d'hiver qui serait reconnu comme LA grosse nuit dans l'année où il faudrait être vraiment en forme pour tougher la run.

Une fois que tout le méchant serait bien sorti à la bonne place, tout le monde pourrait redevenir zen (et mince) pour affronter le bout tranquille et propre des Fêtes en famille. Au lieu du tradionnel teint vert et des sourires forcés sur les photos de familles, on pourrait tous arborer cette petite étincelle dans le regard propre aux gens au vif qui viennent de vivre quelques nuits éprouvantes, mais combien satisfaisantes.