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Il se peut que la beauté ait renforcé notre résolution: documentaire très pur sur Masao Adachi

Suivez notre couverture du 40e Festival du Nouveau Cinéma jusqu'au 23 octobre!

 

Il se peut que la beauté ait renforcé notre résolution ****

Film documentaire avec une approche qui tend vers l’expérimental, Philippe Grandrieux filme Masao Adachi, cinéaste japonais. L’image est par moments surexposée, par moments dans une obscurité crépusculaire. Le son plus souvent qu’autrement est dissocié de l’image, avec une musique qui ajoute une poésie au récit. Grandrieux filme un moment d’intimité où Adachi se balance avec une petite fille. Filme un Tokyo mouvementé aux rues surpeuplées, un cerisier, le visage d’Adachi. Tout le film est porté par la voix d’Adachi avec quelques courtes interventions de Grandrieux.

Il laisse parler celui pour qui on sent l’admiration. En voix off, Adachi pose un regard plus rétrospectif sur sa vie. En la racontant vaguement, il la constate. Par la suite, c’est son engagement dans l’armée japonaise qui nous sera expliqué, ses périples extérieurs qui l’ont amené en Palestine, au Liban, puis son emprisonnement. Son discours est riche et intelligent.

Il aborde le parallèle important, dans sa conception de l’art, qu’il y a à faire avec la politique. Il développe sur les fondements du surréalisme, courant auquel il s’identifie. Il parle de son intérêt pour l'écrivain André Breton, d’une rencontre avec Jean Genet. Il parle de révolution. Il parle de cinéma. Quelques courts extraits de l’œuvre de Masao sont inclus. Le film terminé, le spectateur se sent nourri par une pureté, une étrange beauté.

Le 15 octobre à 21h30 à l'Ex-Centris
Le 16 octobre à 14h45 au Cinéma Quartier-Latin
Dans le cadre du Festival du Nouveau Cinéma
nouveaucinema.ca