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L’ex-New Order et Joy Division Peter Hook parmi les légendes présentes à Pop Montréal

Pop Montréal, ça n’est pas juste les jeunes pousses, les groupes de l’heure et le next big thing. Au fil des éditions, le festival a aussi développé une spécialité dans le culte et les légendes oubliées, donnant ainsi l’occasion de recevoir une bonne dose d’histoire autant qu’un goût des choses à venir. Comme le dit le proverbe, pour savoir où on va, il faut savoir d’où on vient…

En tête de peloton dans ce département, cette année, une légende finalement pas si oubliée que ça: Peter Hook, dont le jeu et le son de basse reconnaissable ont fait la signature de Joy Division, de 1976 à 80, et New Order, de 1980 à 2007. Il a aussi donné quelques solides riffs aux projets Monaco et Freebass.

Bien que sa relation tendue avec le chanteur et guitariste Bernard Sumner ait mené à la dissolution de New Order (on tenterait actuellement de repartir la machine, mais le bassiste conteste), «Hooky» n’est pas prêt à tirer un trait sur son imposant héritage. Avec son projet The Light, il tourne présentement un concert axé sur l’intégrale du premier album de Joy Division, Unknown Pleasure (qui comprenait notamment le classique «She’s Lost Control»). C’est ce qu’il vient présenter à Pop Montréal le 25 septembre au Club Soda, avec Jordan Dare en première partie.

S’il n’a jamais vraiment été chanteur, l’âge et les années d’abus ont donné à Hook une voix de baryton qui n’est pas sans rappeler celle du défunt chanteur de Joy Divison, Ian Curtis. Réputé pour son tempérament exécrable, le musicien a tout de même eu un impact considérable sur la pop et le rock des trente dernières années, en particulier sur la résurgence post-punk des dix dernières années. On n’irait peut-être pas prendre une bière avec lui, mais on l’écouterait jouer de la basse des heures durant.

Tant de vétérans
Le menu du festival compte d’autres figures importantes avec qui renouer. On pense à R Stevie Moore, troubadour inclassable et pionnier de l’esthétique lo-fi actif depuis les années 70, qui sera à la Sala Rossa le 24 septembre avec Duzheknew, Jef Barbara et The Clippers. L’artiste prendra également part à une conférence le 23 septembre à l’ancienne École des beaux-arts de Montréal (3450, St-Urbain), après quoi un documentaire sur son travail (Teen Routines: The Self-Made Magic of R Stevie Moore) sera projeté.

Dans un rayon plus dansant, la soirée Ponderosa Soul Revue, le 23 septembre au Cabaret du Mile-End, sera l’occasion de voir deux pointures du soul des années 60: Ralph «Soul» Jackson ainsi que The Velvelettes, ces dernières étant un girl group authentique ayant endisqué chez Motown avant leur rupture, en 1970. Un autre vétéran, Lil Buck (et son groupe The Buckaroos), est aussi au programme ce soir-là.

Côté rock, le retour de Redd Kross, le 24 septembre au Rialto (avec les Breastfeeders et Uncle Bad Touch), n’est pas une mince chose pour les fans de punk et de power-pop. Séparé en 1997, le groupe a recommencé à tourner en 2006, mais n’était pas revenu chez nous depuis les années 90.

Idem pour retour du groupe californien Samiam – relique d’une époque où le mot «emo» avait une connotation positive –, le 22 septembre aux Katacombes.

Enfin, celui des Sexareenos, qui donnera son premier concert à Montréal en plus de dix ans le 24 à l’église Saint-Édouard (6500, Saint-Vallier). Ancien véhicule de Ron «Choyce» Vucino (maintenant de Red Mass) et de Mark «BBQ» Sultan, le groupe compte parmi les joueurs rock garage les plus importants et influents de l’histoire de la ville avec Tricky Woo et les Spaceshits.

popmontreal.com