+ Toutes les playlists

RVCQ: Plan large sur les œuvres marquantes du cinéma d'ici


L’actualité cinéma en 2010 a été parsemée de bons et de moins bons coups, allant du superbe succès festivalier de Denis Côté (Curling) au retour sur le passé trouble de notre commandant Piché (Piché : Entre ciel et terre) ainsi que le mini-tollé engendré par les commentaires percutants de Jacob Tierney (The Trotsky). Or, alors que la 29e édition des Rendez-vous du cinéma québécois vient de débuter, l’heure est plutôt à la fête. Nos journalistes se penchent sur des oeuvres les ayant grandement marqués, avec des portraits photo tirés de l’exposition «Plan large – le cinéma québécois en photos» présentée dans le cadre du festival. 
 
 
À l’origine d’un cri | Robin Aubert
S’ouvrant sur une scène que l’on regarde difficilement, et qu’il est tout aussi difficile d’oublier, À l’origine d’un cri, film aussi puissant, dur et beau que ne l’est son titre, bouleverse et déstabilise. Le scénario coup de poing, le réalisme brut d’un univers auquel viennent se greffer des éléments fantastiques, l’interprétation nickel d’une distribution de premier ordre et la minutie d’une mise en scène impec… On a aimé pour tout cela. Grandement. (Natalia Wysocka)
 
 
Les Amours imaginaires | Xavier Dolan
Aimer ou non le personnage d’enfant prodige, friand des tribunes publiques, plutôt enclin aux envolées lyriques? Bon, d’accord. N’empêche que tout ce battage médiatique souligne l’arrivée d’un jeune auteur au talent indéniable. Ici, Dolan dresse un portrait lucide et tranchant du désarroi amoureux, par le biais d’un duel sans merci que se livrent deux amis épris du même Apollon ambigu. Ponctué d’élégants petits clins d’oeil cinématographiques (Woody Allen pour le cynisme du propos, Wong Kar-wai pour les ralentis langoureux), Les Amours est une réflexion éminemment actuelle sur les aléas du désir. (Michael-Oliver Harding)
 
 
Incendies | Denis Villeneuve
On aime un film comme Incendies pour sa grande force d’évocation, et pour toute la gamme d’émotions qu’il nous fait vivre. On aime un film comme Incendies pour sa vision crue, mais réaliste de notre monde. On aime un film comme Incendies parce qu’il démontre toute l’étendue du talent de Denis Villeneuve, un réalisateur d’ici, doté d’une réelle vision cinématographique. (Geneviève Vézina-Montplaisir)
 
 
Trois temps après la mort d’Anna | Catherine Martin
Devant les paysages de Kamouraska se retrouve Françoise (frappante interprétation de Guylaine Tremblay), confrontée au non-sens soudain de sa vie. Catherine Martin nous pousse dans une fosse où elle inflige à une mère la perte de son enfant. La tristesse de Françoise s’effacera lentement derrière le visage retrouvé d’Édouard (François Papineau), l’amoureux oublié. Et la vie continue. (Dustin Segura Suarez)
 
 
 
Plan large – le cinéma québécois en photos
Jusqu’au 15 mars | Place Pasteur | 1430, St-Denis
Rendez-vous du cinéma québécois | 16 au 27 février 

 

***RECTIFICATIF***
Une erreur s'est glissée dans notre numéro de février. Le portrait de l'équipe du film Incendies a été incorrectement attribuée à Dominique Lafond, alors que le photographe en question est Jocelyn Michel. Nos sincères excuses à Jocelyn pour cette erreur.