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All Night Long: maman, j'ai froid

 
Qui a dit que les Montréalais ne s’intéressaient pas à la musique électronique? L’esprit combattif des Québécois a en tout cas été une fois de plus démontré par un exemple concret, alors que 60 000 personnes se sont rendues à Igloofest pendant les neufs soirs qu’a duré le festival. Et bien que le temps ait été plutôt doux pendant le dernier week-end, il a fait assez froid les autres soirs. Je suis personnellement plutôt pissou et un mercure défavorable me force à retraiter vers l’intérieur, mais j’étais presque le seul de ma gang le samedi soir où la saveur de Mutek était au programme.

Outre les croassements de mauvaise foi typiques de quelques chialeurs chroniques, je n’ai entendu que des bons commentaires à propos de l’événement, et beaucoup de mes connaissances qui ne sortent habituellement entendre de la techno ou de la house y sont passés. La mission de « démocratisation de la musique électronique » qu’ont entrepris les gars du Piknic il y a presque dix ans est loin d’être un combat gagné, mais beaucoup de chemin a été parcouru, tout de même. Et faire sortir danser 60 000 personnes en plein hiver, c’est quelque chose d’assez fabuleux.

Maintenant, il suffit de se pencher et de récolter ces gens motivés aux horizons culturels élargis, et de les amener dans les meilleures soirées de nos meilleurs clubs.

 


LE GROOVE IMPLACABLE DE RAMON TAPIA
Depuis longtemps, quand un DJ magasine des tracks, le nom de Ramon Tapia est gage de qualité. Et depuis qu’il a enregistré un mix pour la légendaire étiquette britannique Strictly Rhythm, le pimentant de re-edits et de remixes de son cru, sa cote est encore plus élevée auprès des fins connaisseurs de musique millésimée. Tout en respectant l’esprit de la house des années 90, il la retravaille avec un angle contemporain, prenant le meilleur de chaque tendance pour en faire une fusion à toute épreuve. Il joue au Circus dans la nuit de vendredi à samedi, avec les locaux Ohm Hourani, Hakim Guelmi, Dany Fares et Malick.
Ramon Tapia | Vendredi 4 février | Circus | 917, Sainte-Catherine Est | soundcloud.com/ramon-tapia


 

UN VÉRITABLE MICROZOO
L’état de l’industrie du disque étant à peu près aussi en santé que celle de la presse écrite, on se demande ce qui motive de nouvelles étiquettes à être lancées. Dans le domaine de la musique électronique, heureusement, les ventes digitales se maintiennent, et le vinyle vit une renaissance inespérée. Deux DJs locaux, Nathan Burns et Elio Krass, donnent le coup d’envoi de microzoo Records à leur soirée mensuelle au Salon Daomé ce vendredi. Le label donnera certes l’occasion aux producteurs locaux de faire connaître leurs œuvres, mais sera aussi un tremplin pour des artistes internationaux. Le Berlinois Patryk Molinari signe la première parution, « Deliverance », déjà disponible sur Beatport, et on attend aussi des productions du Thaïlandais Sunjun Hargun et du duo Burns & Krass. En attendant, vous pouvez toujours aller encourager les garçons à leur lancement, et vous rincer les oreilles avec une quantité non négligeable de petits joyaux exclusifs.
microzoo | Vendredi 4 février | Le Salon Daomé | 141, Mont-Royal Est | microzoo.ca

 

AUSSI À SURVEILLER
Jeudi : Au Gym, adjacent à La Shop, c’est le lancement des soirées « 4 2 da Floor » avec Cherry Cola, et tout est à 2$. Du côté du Daomé, on propose aux nostalgiques d’entendre deux vétérans des bonnes vieilles soirées montréalaises à la soirée Fricoti avec Krista et Pfreud.
 

Vendredi : Les gars de Night Trackin’ reçoivent Justin Miller, de l’étiquette DFA, au Velvet. Du côté du Stereo, c’est le lancement de la résidence de Carlo Lio, qui débarque de Toronto avec ses comparses The Junkies et Nathan Barato. Envie d’un bon vieux rave à l’ancienne? Frankie Bones participe à l’événement Limouzine Magazine, avec une vingtaine de locaux répartis dans trois salles, dont l’adresse sera dévoilée 24 heures à l’avance. Trouvez l’événement sur Facebook…
 

Samedi : Dans le cadre de la soirée Boombox, King Louis reçoit les Hongrois de Muzzaik au Circus.