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Melissa Nepton : Une question de formes

Melissa Nepton a beau n’avoir que deux collections à son actif, et une troisième qu’elle présente cet automne à la Semaine de la mode, la demoiselle de 29 ans a une tête sur les épaules, est calme, à mille lieues des clichés de ces stars designers extraverties et décalées. On aurait pu croire le contraire. Originaire du Saguenay, celle qui arrive à Montréal avec sa soeur il y a 10 ans s’est avant tout fait connaître du public par l’émission La Collection, une téléréalité sur les jeunes créateurs de la mode diffusée à TVA. La demoiselle s’était alors faufilée jusqu’à la finale, où elle a terminé… deuxième. Depuis, elle a mis sur pied sa propre compagnie, qui brille par sa sobriété chic.

 

Ce que l’on ne pense pas de toi?
J’aime plus le style que la mode, les gens qui s’habillent sans suivre les courants, qui portent une attention sur l’habit global, de la tête aux pieds.

 

Le morceau que tu portes le plus ces derniers temps?
Bon, c’est pas très stylisé, mais c’est confortable et pratique: des shorts en jeans parce
qu’il fait vraiment trop chaud.

 

Confortable et pratique, c’est le style de Melissa Nepton?
À quelque part, oui. J’aime les pièces de vêtements féminines qui se portent de différentes façons, à différents évènements, de 9 heures à minuit le soir, pour aller au parc, au resto ou au 5 à 7. Et j’ai le dada de vouloir jouer avec les formes, les longueurs.

 

Une pièce emblématique de ton style.
Une veste grise et noire de la saison hiver 2010 dont les cordons te permettent de jouer avec sa longueur. Elle accompagne tout, littéralement. C’est aussi une pièce qui s’est très bien vendue.

 

Participer à la téléréalité La Collection ne change pas le monde, sauf que
Aujourd’hui, ça m’ouvre des portes pour être distribuée dans différentes boutiques à travers le Québec, comme chez Simons.

 

Les mauvais côtés d’une téléréalité?
Psychologiquement, c’est difficile. J’étais loin de ma famille, de mes ami(e)s, prise entre quatre murs pendant 36 jours. Il faut être solide, bien prendre la critique et avoir une bonne confiance en soi pour tenir le coup.

 

Ce que l’on ne sait pas des designers.
Une compagnie, c’est une business; c’est beaucoup de marketing et de vente. La création ne prend que 15% de mon temps.

 

Tes designers fétiches?
Le géant Alexander McQueen pour ses vêtements et la Française Isabelle Marant.

 

 

Melissa Nepton |melissanepton.com