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Jérôme Minière: rien que la vérité

Ce Français expatrié, maintenant on ne peut mieux intégré au petit monde musical québécois, est un chanteur pop comme on les aime: généralement discret, mais quand il s’exprime, ça compte. Disparu depuis trois ans, il ressortait en octobre avec Le vrai le faux, un album diablement inspiré, probablement son meilleur depuis Petit Cosmonaute (2002).

Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis ses expériences électroniques (avec ou sans le pseudonyme Herri Kopter), ou son émergence sous la bannière désormais un peu désuète de la «nouvelle chanson française»… Le Minière 2010 a conservé un peu de ces cycles, mais il emprunte désormais aussi sans réserve au rock, au pop ou au folk, sans pour autant avoir perdu son côté unique, décalé. On doit cela à sa plume singulière, minimaliste, à mi-chemin entre le réalisme, la poésie et le sarcasme doux, ainsi qu’à son chant délicat, mu par un phrasé ponctué de lointaines traces hip-hop.

Sur scène, l’artiste s’entoure ces jours-ci du guitariste Denis Ferland ainsi que du batteur José Major, qui l’ont accompagné sur Le vrai le faux, ainsi que du claviériste Alex McMahon.

Jérôme Minière
17 décembre | La Tulipe
4530, Papineau
www.jeromeminiere.ca