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Pop up: L'autre Gala de l'Adisq, héros de la semaine

 C’est dans quelques jours qu’on va enfin assister au bal masqué qu’est le gala de l’Adisq, ou plutôt l’autre gala, parce que le véritable Gala de l’Adisq, on s’en fout tous un peu non? On dirait vraiment qu’avec le temps, on coupe dans le bassin d’artistes en mettant d’un coté ceux que j’aime détester et de l’autre ceux qui sont bons ou inconnus de tous.

Je ne comprend pas comment au Québec, notre si petit « pays », on trouve nécessaire de mettre tellement de catégories qu’il faut faire deux galas avec le même gala. Certains vont dire que c’est parce que plus il y a de catégories, plus il y a d’inscriptions d’albums, et qu’à plus de 1000$ l'inscription, ben c’est pas négligeable pour le portefeuille d’une organisation qui te fait même payer tes trophées si jamais t’as pas envie d’en avoir la garde partagée avec le reste de ton band. Mais ce serait de TRÈS mauvaise foi de penser ça, non?

Avec deux galas, ça lance un genre de message de non-bienvenue dans une industrie de plus en plus vieillissante. « Laissez-nous faire notre gala de marde. Dans 15 ans, on va tous être morts, alors vous pourrez fusionner tout ça et abolir les catégories désuètes ». Vite comme ça, on fusionne les 3 catégories de « classique » ensemble et les 2 de jazz aussi. Quant à « pop » et « meilleur vendeur », c’est pas mal semblable, et on abolit la catégorie « reprise ». Déjà 5 de moins!

On a au moins la chance d’avoir MusiquePlus qui assure la diffusion, car il n’y a pas longtemps, ce n’était pas « l’autre » gala, c’était le gala « hors d’ondes ». Album hip-hop? Non... pas assez important pour être découvert du grand public. Album anglophone? Ben non, on est au Québec: ceux qui chantent en Anglais, faut pas les aider! Album électro? Vivez-vous dans le futur ou quoi?

Petite anecdote : il n’y a pas de catégorie « électro » cette année, parce qu’il n’y a pas eu assez d’inscriptions. C’est une bonne chose selon moi. Ça va éviter d’avoir une situation comme l’an passé, où le gagnant (mes amis de Numéro#) n’avait que deux autres adversaires. Ça fait pas très sérieux quand tous les albums soumis sont nominés et qu’il en manque encore.

 J’ suis toutefois pas mal certain qu’il y a plus que trois albums électro qui se font au Québec dans une année. Mon ami Poirier me disait que ça coûte autour de 70$ pour s’inscrire aux Junos. Pas si mal, le « rest of Canada », quand on se compare des fois…

 

Vidéo de la semaine

 Le bon vieux classique de 2002 où les gars du 83 débarquent à l’Adisq pour dénoncer le manque de visibilité du hip-hop. Chapeau à Guy A qui était dans le coup.