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Pop up: Public Enemy, héros de la semaine

Les semaines passent et les légendes continuent de passer par Montréal.

Ce dimanche, c’est le tour des vieux croûtons de Public Enemy de venir faire un tour dans notre charmante ville afin d’essayer de raviver une flamme éteinte depuis longtemps et par le fait même, nous faire acheter un de leurs albums des années 2000.

Ne vous laissez pas emporter, s’il y a un album de Public Enemy que vous voudriez racheter, allez-y pour un datant d’avant le bug de l’an 2000 parce qu’eux n’était pas préparés à ce nouveau millénaire.

Mais un peu de respect quand même, non? Bien sûr. Je vous rassure immédiatement, je suis vieux et je connais mon rap de vécu et non en l’étudiant après coup. Quoi qu’en disent les jeunes qui vivent la « culture » à 100% (pauvres petits), avoir été dedans quand t’étais petit c’est pas pareil comme lire tout ce que tu trouves sur le sujet et essayer de recréer quelque chose qui a changé.

Même si ton père trippait ben peace & love dans le temps de Woodstock pis c’était ben normal à cause de l’époque, toi si tu fais pareil tu vas juste être un criss de hippie. Tu comprends le principe?

Bref, j’ai découvert le rap avec Public Enemy il y a de ça presque 20 ans, quand « Apocalypse 91 : the enemy strike black » est sorti. Bien sûr, c’était pas mal différent être le seul petit noir dans une banlieue du Québec que d’en être un pauvre parmi tant d’autres à New York, mais ça avait tout de même son lot de racisme.

Je pense que Public Enemy est ce qui a déclenché en moi l’inévitable phase du black qui se cherche et qui rêve soudainement de Malcom X, de Black Panther et de drapeau vert, jaune et rouge en pensant à se convertir à l’islam.

J’étais à fond dans le truc, même si je comprenais seulement à moitié, mais c’était pas grave parce que Public Enemy ça rockait!  En plus ils étaient beaux, dans le sens qu’un petit gars peut trouver, c’est-à-dire, ils avaient l’air drôles pis bizarres avec des noms weirds. Ben pas Chuck D, mais Flavor Flav et Terminator X compensaient.

Tout ça pour dire qu’ils ne font peut-être plus de la bonne musique, mais il en ont fait pas mal à une époque et ils sont responsables de bien des changements autant dans la musique que dans les mentalités. Ils avaient un vrai message à passer et le faisaient de façon originale.

Props à eux et leur spectacle au Club Soda, qui sera l’occasion pour les vieux old school, les jeunes trop dedans, ceux qui veulent rire de Flavor Flav et ceux qui aime le rap engagé de se retrouver au même endroit pendant un instant.

 

Top 4 des choses « black qui se cherche » que je possédait

1- un t-shirt : When I die, take me straight to Jamaica

2- une two finger ring avec le continent de l’afrique dessus (en rouge jaune vert)

3- un collier avec un gros X de Malcom X

4- un ensemble de cassettes pour apprendre le créole (mon père était trop paresseux pour me l’apprendre quand j’était enfant ça l’air)

 

 Vidéo de la semaine

Je vous laisse sur le vidéo de ma chanson préféré de Public Enemy, le duo avec le band métal Anthrax « Bring the noize ».