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Tuyaux-concerts: Osheaga, MEG et Mini-M

Méditation, ménage, popote, lecture, DVD, parchési… Pour la plupart des mélomanes équilibrés, la présente semaine en est une de grand repos. Pourquoi? Mais parce que la fin de semaine qui suit sera tout le contraire: épuisante, chargée, effrénée…

C’est en effet LE gros weekend de l’été pour les amateurs de musique indie et ses variantes, ainsi que pour les fans d’électro.

On parle évidemment, dans un premier temps, du festival Osheaga (que je me plais encore à surnommer Oochigeas, pou’ le fun), dont l’apogée a lieu le samedi 31 juillet et le dimanche 1er août, au Parc Jean-Drapeau. Vous vous êtes fait répéter la programmation en long et en large, donc inutile de la ressortir en entier. En ce qui me concerne, la journée du samedi débutera avec les sonorités profondes des New-Yorkais des Walkmen, puis se poursuivra avec le violoniste pas banal Owen Pallett, les passablement «hypés» Edward Sharpe & the Magnetic Zeros, la légende reggae Jimmy Cliff, les bruyants Canadiens Japandroids, la DJ britannique Mary Anne Hobbs, le crooner nouveau genre Jamie Lidell, le prodige électro local Hovatron, le ténébreux tandem du Maryland Beach House, le duo électro-hop californien Lazer Sword, puis par un petit bout (pas trop long) des New-Yorkais théâtraux The National, pour se terminer comme il se doit avec le retour attendu des stars locales Arcade Fire. À ce propos, ne manquez pas mon entrevue avec le membre du groupe Richard Reed Parry, qui sera mise en ligne ce jeudi 29 juillet.

La journée du dimanche débute dans des tons un peu trop pop, merci, donc on attend à 15h pour arriver, moment auquel le coloré beatmaker local Lunice apparaît sur la scène du Piknic Électronik. On va écouter un petit bout du tandem blues-trash Black Keys, un petit bout des post-rockeurs The Antlers, on va se «shaker» la foufoune du côté de Major Lazer, puis du côté de We are Wolves, on va jeter une oreille aux Morning Benders, puis on va hocher la tête avec Snoop Dogg et The Jon Spencer Blues Explosion. On va manger un peu pendant Metric, après quoi on est prêt pour le sprint final: Sonic Youth, Ra Ra Riot et, enfin, un douloureux aller-retour (lequel choisir?) entre Weezer et Devo

On pourrait croire que ça fait en masse, mais les ramifications d’Osheaga ne s’arrêtent pas là. Du mercredi 28 juillet au samedi 31 juillet, il y a, en guise d’entrée, la série Osheaga en ville. Celle-ci met en vedette Yoav et les excellents Blue Hawaii, le 28 au Club Soda; les indie-rockeurs locaux Shapes and Sizes (qui soulignent ce soir-là le lancement de leur fort bon album Candle to Your Eyes) avec l’excellent groupe art-shoegaze Braids, le 28 à la Sala Rossa (considérant que Blue Hawaii et Braids partagent la même chanteuse, on en connaît une qui sera fatiguée à la fin de la soirée); la nouvelle édition de la série Mini-M avec Sean Nicholas Savage, Parlovr et l’ex-Thunderheist Isis, le 29 au Café Campus (attention, c’est gratuit); les flamboyants Of Montreal avec Rich Aucoin, le 30 au Métropolis, ainsi que le tandem électro-funk local Chromeo avec Neon Indian et Telephoned, au Métropolis le 31.

Devant un tel fouillis, il convient de rappeler qu’il y a un site web pour se démêler dans tout ça: www.osheaga.com.

MEG plus ultra
Samedi et dimanche soir à onze heures, le festivalier moyen en aura évidemment sa claque. Mais le zélé/masochiste, lui, prendra son courage à deux mains (voire plus) pour aller danser au MEG, dont la douzième édition se déroule du 29 juillet au 1er août dans différentes salles.

La soirée du 29 se déroule sous le signe de l’électro-rock local, au Divan orange, avec Pom Pom War, Man Machine et Transport, puis avec les mélanges de pop et d’électronique des Français Phoebe Killdeer, The Penelopes, Popopopos et Black Strobe, au Club Soda. Vendredi 30 juillet, le rock «normal» est à l’honneur au Divan orange avec Le Roi Poisson, Navet Confit et Skip the Use tandis qu’on rentre dans l’électro plus sérieux au Club Soda avec le Montréalais d’adoption DJ Brace, les Américains In Flagranti et Holy Ghost! (pour les amateurs du son DFA) ainsi que les Français de Birdy Nam Nam au Club Soda. Samedi le 31, on plonge dans l’électro psychédélique dense du mystérieux duo montréalais Organ Mood, au Divan orange, accompagné d’un DJ set des Popopopops, tandis que l’éclectisme électronique sera à l’honneur au Club Soda avec DJ Mayday, Le Matos, dDamage et Beat Torrent.

Mais le clou du MEG, c’est sans contredit la minicroisière du MEG Boat, à bord du Cavalier Maxim, le dimanche 1er août, en partance du Quai Alexandra, dans le Vieux-Port. Jordan Dare, VHS or Beta, The Juan MacLean, Black Devil Disco Club, Beat Torrent et Bonobo seront aux platines pendant ces trois heures de danse sur le Saint-Laurent. Le bateau quitte le quai à 23h30, ce qui ne laisse que peu de temps au public d’Osheaga pour déguerpir après la dernière note de Weezer.

Sans passes, c’est pas l’impasse
Si le nombre de concerts «réguliers» est plutôt limité, durant ces journées de festivals, il y a quand même des choses à faire pour qui n’a pas envie (ou les moyens) de participer aux deux imposants événements. Hormis l’événement Mini-M mentionné plus haut (qui, répétons-le, est entièrement gratuit et présente l’excellent Sean Nicholas Savage), le tandem dubstep Nero est au Club Lambi, le jeudi 29 juillet, tandis que le pétillant combo rock Jesuslesfilles est à deux coins de rue, à l’Esco, en compagnie des Runaway Suns et de Revolver.

Vendredi le 30, la formation pop-rock Bravofunken s’agite à la Maison de la culture Maisonneuve en compagnie de la bidouilleuse de Québec Mathématiques. Puis, mardi le 3 août (a.k.a. la période de récupération pour les festivaliers), l’inclassable et envoûtante Grimes prend d’assaut le Divan orange avec Hume et Taiga.

Un incontournable? Duh. Arcade Fire à Osheaga, samedi 31 juillet, avec 820 autres groupes.