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Class of 2010: Niels, le ravissant


Issu d’une famille d’artistes et de comédiens, la destinée de Niels Schneider semblait tracée d’avance. Bien qu’il ait fait ses débuts à l’âge tardif de 17 ans, Niels a présentement le vent dans les voiles.  

Son rôle de Sacha dans Tout est parfait, d’Yves-Christian Fournier, l’a fait connaître au grand écran. C’est d’ailleurs à la première du film qu’il a rencontré Xavier Dolan. «C’est drôle parce que le tournage du film était terminé depuis longtemps et je ne travaillais pas depuis un an. J’ai eu l’impression de frotter une bouteille de scotch et d’en faire sortir le petit génie, Xavier Dolan », rigole-t-il, en se remémorant sa rencontre avec le jeune cinéaste.  

Niels s’est ensuite fait offrir le rôle d’Éric dans J’ai tué ma mère. Depuis, Dolan ne le lâche plus d’une semelle: l’acteur de 22 ans jouera dans ses deux prochains longs métrages: Les amours imaginaires, en salle le 11 juin, et Laurence Anyways qui sera tourné en 2011.  

Si Xavier Dolan a fait émerger Niels Schneider, c’est plutôt la perte tragique de son frère aîné, Vadim, qui l’a poussé vers le théâtre. «J’étais un peu léthargique après son accident, je ne ressentais plus rien. J’ai essayé le théâtre et ça m’a reconnecté avec mes émotions, ce fut très thérapeutique pour moi », confie le jeune acteur.

Selon les aveux de Niels, le succès international de J’ai tué ma mère à Cannes, l’an dernier, lui a permis de « serrer les mains d’importants réalisateurs ». Ces rencontres ont porté fruit, puisqu’il déménagera en France dès la fin de l’été pour y jouer dans trois films. L’un de ceux-ci, Le Retour, sera scénarisé par Tristan Garcia. 

Bien qu’il participera à quelques tournages dans l’Hexagone, Niels désire plus que tout revenir travailler dans la métropole. « J’adore Montréal, j’en suis amoureux, c’est ma ville préférée. J’ai envie de faire des projets ici, s’exclame-t-il. Il y a une énergie que je n’ai jamais retrouvé ailleurs, l’énergie d’une nouvelle jeunesse. » 

Niels sera de retour à Cannes cette année pour présenter Les amours imaginaires, dont il est la tête d’affiche. «C’est capoté! J’ai l’impression de ne pas avoir dessaoulé de l’an passé qu’on y retourne déjà, c’est hallucinant », s’émerveille-t-il.  

Le film sera présenté en sélection officielle, dans la catégorie Un certain regard. « L’an dernier, je me sentais comme un petit enfant. J’allais voir les grands, un peu comme un touriste. Mais cette année, c’est du sérieux. Je ne veux pas me faire d’attente », conclut-il.


Les amours imaginaires | En salle le 11 juin
lesamoursimaginaires.com


 

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